Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2007 Nicolas Sarkozy s’est lancé dans une vaste politique de réformes à grande majorité inutiles. Elles sont censées économiser de l’argent mais en fait ces économies ont été gaspillées dans des évènements comme la guerre en Libye et l’augmentation de son salaire de 190 %, mais aussi favoriser à continuer sur le système financier à l’origine de la crise et qui nous a mis dans une situation si grave que nous sommes allés plus bas que la fosse des Mariannes.
La réforme des retraites devait être juste et équitable. Elle est injuste pour le secteur privé qui trinquait déjà plus que le public. Il faut aller jusqu’au bout malgré la présence d’échéances électorales et le risque de grève totale de ceux qui ont le privilège de bénéficier encore de ce droit, quitte à envoyer l’armée pour les déloger. Le secteur public bénéficie toujours d’autant de privilèges et a le choix entre l’ancien et le nouveau système. Il serait juste de supprimer intégralement le régime spécial de al SNCF, des militaires, des politiciens, des fonctionnaires, qui en cas de décision d’aller dans des territoires d’outre-mer touchent deux fois leur retraite. Toutes ces niches fiscales doivent définitivement disparaître, ainsi que tous les avantages des politiciens en argent et en nature.
La taxe carbone et l’augmentation des tarifs internet en fonction de la consommation sont injustes, car elles ne concernent que la minorité. Les gros consommateurs, que sont les entreprises, ne seront pas touchées proportionnellement à leurs besoins.
La disparition de nombreux hôpitaux, de casernes et bases militaires, la révision de la carte de répartition des postes de police et gendarmeries étaient-elles nécessaires ? Vu le manque cruel de forces de l’ordre à certains endroits on se pose la question. La future réforme électorales, visant à fusionner Conseils Généraux et Régionaux, et de les remplacer par des Conseillers Territoriaux est-elle nécessaire, ainsi que l’ambition du gouvernement de fusionner des départements et régions ? N’est-ce pas un retour en arrière du temps où l’on a divisé les provinces en départements ? On a l’impression que tout cela n’est que question d’argent. Le reste n’est que prétexte. Une suppression pur et simple des manifestations du 11 novembre, 8 mai et 14 juillet, ne seraient-elles pas aussi bénéfiques puisque trop coûteuses ? Les implications de l’armée française en Libye ont coûté environ 100 millions d’euros par jour. Or cette guerre a duré près de 8 mois, laissant imaginer la somme gaspillée. Cela n’aurait-il pas été intelligent de l’investir dans l’économie française ? Faut-il toujours passer par une mise en avant de l’industrie de l’armement pour relancer l’économie et aller faire des victimes dans d’autres pays ? Enfin où passe l’argent de la TIPP sur les carburants, que le gouvernement a décidé de rendre incompressible, alors que dans le passé quand le prix du baril de pétrole brut augmentait, cette dernière diminuait ?
Même dans les périodes de maladies il n’est pas normal, que les fonctionnaires disposent de 3 ans de salaires à 100 % avec désormais un seul jour de carence. Les secteurs privé et public doivent être traités de la même manière. Tous les avantages fiscaux en Corse et dans les territoires et départements d’Outre-Mer doivent disparaître.
Il faut immédiatement appliquer le non cumul des mandats et mettre fin à la continuité des privilèges de nos dirigeants une fois leurs mandats expirés. Ces derniers doivent payer de leurs deniers tous leurs frais. Il faut également veiller à ce que l’argent du contribuable ne serve pas à des fins et ambitions personnelles. Les voyages doivent se faire juste avec le personnel nécessaire et ne pas emmener ses amis politiciens et chefs d’entreprise.
Il faut réduire leur train de vie. Par exemple ils doivent se déplacer en vélo et à pied, prendre si nécessaire le métro et le bus. Il faut se séparer de toutes les voitures luxueuses et toute option et qui sont très coûteuses. Il est normal, que nos élus montrent le bon exemple avant de donner des leçons de morale à l’ensemble des français. Parmi ces derniers il ne faut pas faire seulement payer les classes moyennes. Les plus aisés aussi doivent contribuer à l’équilibre.
Cette liste est non exhaustive et de nombreuses niches fiscales concernant les riches existent. Evidemment l’état ne veut pas y toucher , de peur de perdre une partie de son électorat traditionnel. Les élus sont conscients de cela, mais ne toucheront pas à leurs privilèges. Celui qui osera dire cela haut et fort ne sera soutenu par aucun parti. L’enjeu politique est trop fort pour prendre le risque de faire des réformes justes et équitables. On préfère continuer à promettre en pleine campagne et ensuite trahir la confiance de ceux, qui nous ont fait confiance en votant pour un candidat, qui ne tiendra pas ses promesses. Le cas de l’aciérie de Gandrange, où Nicolas Sarkozy disait « avec ou sans Mittal l’état investira dans Gandrange. » En fait depuis rien n’a été investi. Le fameux centre de formation, qui était prévu bien avant Sarkozy, n’avait plus de raisons d’être. En effet il devait servir à renouveler le personnel de ce site sidérurgique aujourd’hui fermé. Bref espérons que les français en tiendront compte pour les prochaines élections, en 2012.